Prévenir la souffrance et les risques psychosociaux au travail, l’appel à un professionnel.
Mercredi 1er mai 2024
Dans Prévenir la souffrance et les risques psychosociaux au travail, par Ludwig Maquet- Burn-out pro

Souffrance, violence au travail, épuisement professionnel, style de management et risque psychosocial : ces termes, à la réalité et aux dimensions complexes interrogent inévitablement les mutations du travail.
Éducateur spécialisé de formation et praticien de l’éducation spéciale pendant 20 ans avec différents publics et dans diverses institutions, je suis aujourd’hui consultant- formateur en travail social et en prévention des risques psychosociaux- SQVCT (Santé Qualité de Vie et Conditions de travail).
Au fil de mes expériences, j’ai été amené à m’intéresser aux phénomènes de violences et de souffrance au travail, aux risques psychosociaux, dont le burn-out, qui prennent de plus en plus d’ampleur dans le monde du travail.
Faire face à la douleur issue du travail dans notre société n’est pas facile tant le sujet est polymorphe et multiforme.
Des conséquences désastreuses
Un salarié en risque psychosocial verra son état de santé se dégrader par l’apparition de différents symptômes, entre autres, burn-out, stress, troubles du sommeil, hypertension, fatigue professionnelle, voire suicide.
La quête de l’efficacité et de la rentabilité à un prix: celui du mal-être au travail qui s’intensifie. Il faut savoir que les pathologies psychosociales sont devenues la principale cause des arrêts de travail dans notre pays (…)
Lire la suite sur https://burnout-pro.com/risques-psychosociaux-au-travail/
Les paradoxes temporels du travail social : concilier l’efficacité de l’organisation et le rythme de l’usager
Février 2025
Dans RFSS N°297 : « Service social et féminisme : héritages, pratiques et résistances », par Yara Doumit Naufal et Ludwig Maquet

Cet article explore les tensions temporelles au sein du travail social et médico-social, oscillant entre la logique institutionnelle (Chronos) et la temporalité individuelle (Kairos et Aion). S’appuyant sur les notions de rationalisation, de temporalité psychique et d’autodétermination, il montre l’impact sur les usagers et les professionnels. Il propose enfin des pistes pour concilier contraintes et humanité. Cette démarche redéfinit le travail social autour d’une éthique de la relation. Elle valorise la singularité de chacun.
Le travail social repose sur un principe fondamental : le respect du rythme de l’usager. Il s’agit d’éviter toute évolution trop rapide tout en créant un cadre propice à l’émancipation. Cette approche, centrée sur l’auto-détermination (Haelewyck & Nader-Grosbois, 2004), reconnaît la capacité de l’usager à être acteur de son projet de vie. De fait, l’implication active des usagers dans leurs parcours personnalisés renforce leur sentiment de compétence (Deci & Ryan, 2000).
Pourtant, cette temporalité propre à l’usager se heurte souvent aux contraintes institutionnelles, fondées sur des logiques administratives, budgétaires et organisationnelles. Deux logiques temporelles semblent parfois opposées :
- La temporalité des usagers, nécessitant du temps pour comprendre, accepter et construire un parcours.
- La temporalité des institutions, centrée sur l’efficience et les résultats mesurables, qui peut induire des accompagnements standardisées et accélérées.
Dès lors, comment repenser l’organisation du travail social pour concilier le respect du rythme de l’usager avec les contraintes institutionnelles ? Nous analyserons d’abord les mutations du travail social et les tensions qu’elles suscitent. Puis nous mobiliserons les concepts de Chronos, Kairos et Aion pour éclairer les différents régimes temporels. Enfin, nous aborderons la notion de temporalité psychique avant d’envisager des pistes de conciliation entre ces temporalités divergentes.
https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:eu:a0d84377-825f-474d-80f6-39bb6cde1a4b
La construction de l’identité du superviseur
28 mai 2026
Dans Le portail de l’analyse des pratiques professionnelles

Ce texte tente d’éclairer la construction de l’identité du superviseur, en mettant en lumière l’importance du parcours professionnel, de la formation continue et de l’analyse de sa pratique. Il revient sur la démarche personnelle et engagée nécessaire pour devenir superviseur, ainsi que les compétences et expériences requises afin d’accompagner efficacement les équipes pour améliorer l’accompagnement des publics. A travers un cheminement, sont illustrés les enjeux et la signification de ce métier, cet art subtil toujours sur le fil, sur la nécessaire remise en question, la transmission, et la responsabilité inhérente à la fonction.
L’occasion m’a été donnée lors d’un forum sur « L’art délicat de la supervision » de réfléchir à la construction de l’identité du superviseur, au cheminement qui, du fait de notre expérience professionnelle, nous conduit un jour à embrasser un nouveau métier à part entière. Dès lors, quel processus de construction ou d’évolution professionnelle cela vient dire de nous ? Comment devient-on superviseur ? Comment naviguer tel un funambule dans cet art délicat ?
Lire la suite : https://www.analysedespratiques.com/construction-de-lidentite-du-superviseur/
Réflexions sur la place du travail dans les métiers de l’action sociale et de la santé
30 Juin 2026
Dans Ecrire pour et sur le travail social

Mes fonctions de formateur et de superviseur, d’acteur de la santé au travail m’amènent depuis longtemps à observer la souffrance en travail social. Déjà en tant qu’éducateur, cette thématique m’animait tant je constatais la perte de sens, les risques psychosociaux présents au cœur du travail social. Au-delà des causes multifactorielles pouvant provoquer du mal-être au travail, la notion même de travail, sa représentation, ce que nous y mettons, m’interroge. Cette réflexion trouvera certainement aussi sa place dans la nouvelle édition de mon livre « Prévenir les violences et les risques psychosociaux en travail social.
Pourquoi travaille-t-on ? Quelle est la place du travail dans notre vie ? Quel sens ou utilité y mettons-nous ? Comment équilibrer ce pilier central avec nos autres piliers fondamentaux que sont la famille, la santé et les loisirs ? Le travail est-il source d’émancipation ou bien d’aliénation ? Tripalium, source de torture ou gage de liberté ? Peut-on s’en passer, quel est son rôle ? S’interroger ainsi permet de mettre en perspective ce que représente le travail pour nous, d’autant plus dans un secteur de l’action sociale et de santé où le sens de l’engagement dans des professions d’aide est profond et source, aussi, d’épuisement. Les apports, bien qu’incomplets, qui suivent, ont pour objectif de mettre avant quelques réflexions pour nous amener, à réfléchir notre propre rapport au travail.
Lire la suite: https://dubasque.org/point-de-vue-ludwig-maquet-reflexions-sur-la-place-du-travail-dans-les-metiers-de-laction-sociale-et-de-la-sante/
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2019-2026
Dans Lien social

A retrouver ici : https://shs.cairn.info/auteur/712996?lang=fr&tab=articles
